Comment déguster du whisky ?

Pas de commentaire

Il vous est arrivé plusieurs fois de vous retrouver face à un bon whisky, mais vous ne savez pas comment l’appréhender, le déguster sans passer pour un inculte du malt ou alors, il vous arrive de perdre vos repères lorsque vous devez choisir comment définir un whisky au nez, à l’œil et au goût ?

Je vous dépose ici un article dégustation, un mémo complet pour ne pas vous perdre dans les étapes d’une dégustation, entre amateurs chevronnés ou débutants curieux.Je n’ai pas l’étoffe d’un expert, mais d’un amateur intéressé et curieux de découvrir de nouvelles saveurs.

Tous les termes techniques vous sont expliqués dans la suite d’articles consacrés au monde du whisky.

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Le verre

Comme toute dégustation qui se respecte, le verre à toujours son rôle à jouer. En effet, c’est à lui que l’on doit ses sensations si spéciales et différentes en fonction des spiritueux et des formes appropriées. Pour le whisky, oubliez les verres droit, à bases lourdes que l’on aperçoit souvent dans les films et séries.

Le verre doit être resserré au niveau du col de manière à retenir les arômes. Beaucoup recommande le Glencairn, modèle posé sur un pied plus court que le modèle utilisé habituellement, le Copitas à Xérès. Le pied du Glencairn est d’ailleurs plus trapu que son cousin espagnol.

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Photo – Flickr

Afin d’apprécier correctement un whisky en dégustation, il est préférable de servir une petite quantité, 1,5 à 3 centilitres suffiront. Une petite quantité offre plus de maniabilité pour les amateurs du tournage, ce qui permet d’ouvrir le whisky et d’en dégager les arômes.

« Eau dans mon whisky ? »

Oui ! Il ne faut pas hésiter si vous souhaiter le diluer, mais attention, n’ajoutez pas d’eau du robinet. La meilleure reste l’eau de source car neutre en goût et la contenance en minéraux est plus agréable au whisky. L’idéal serait de suivre la tradition en utilisant de l’eau de source d’Ecosse, mais là, le problème peut rapidement être de taille !

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Photo – Ben Nevis, Ecosse par George Haudan sur Publicdomainpictures

 

Personnellement, et je ne suis pas le seul, loin de là ! J’ajoute de l’eau après une première dégustation afin de libérer le whisky et de l’ouvrir un peu plus. Certains malts très lourds ont parfois besoin d’être « relaxés » pour développer correctement leurs arômes.

Veillez à déguster les whisky selon un certain ordre si plusieurs bouteilles sont présentes sur la table, du plus léger au plus tourbé.


L’aspect

C’est indéniablement l’un des points qu’il ne faudrait pas négliger, car c’est là, en partie, que vous obtiendrez une quantité d’information sur la maturation du whisky.

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Photo – Pexels

Dans un premier temps, observez les larmes, gouttes qui se forment sur les parois intérieures de votre verre. Plus le whisky contient d’alcool et est huileux en termes de texture, plus ces larmes coulent lentement. Au contraire, s’il est considéré comme léger les larmes couleront plus rapidement.

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Les couleurs que peuvent prendre les whisky oscillent entre le jaune pâle, faiblement doré, et l’ambre très foncée. La couleur proviendra essentiellement de la nature du fût et du nombre d’années de vieillissement. La couleur n’influence généralement pas la qualité du malt que vous dégusterez. Il indique cependant avec quelle méthode a été utilisée pour la maturation.

 

 

 

 


Au nez

Avant de vous lancer corps et âme perdues en engloutissant votre verre, ou en y trempant innocemment vos lèvres dedans, humez ! Il est important d’appréhender les arômes que dégage un whisky délicatement sans le sniffer violement, sans quoi vous risquerez d’être attaqué et vos récepteurs s’en verront HS un instant. Au pire, vous tousserez un peu. Prenez le temps de découvrir votre malt au nez, d’essayer de détecter les différent arômes qui le compose, de deviner son goût en bouche.


Le goût

Pour goûter un whisky suivant les codes, prenez une petite gorgée, laissez-la poser sur votre langue, baladez-la et laisser votre salive envahir le palais (ne bavez pas sur la moquette, c’est très mal vu en société !) A nouveau, prenez le temps de le laisser poser correctement pour en décortiquer les arômes. Plus il restera en bouche longtemps, plus les arômes se développeront ainsi que la texture.

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Le whisky est un alcool qui présente bien des particularités, notamment en proposant une large palette olfactive liée à deux catégories d’arômes ayant des provenances différentes l’une et l’autre :

  • L’arôme dû à l’élaboration du whisky, c’est-à-dire au choix des céréales
  • L’arôme dû à la maturation du whisky, c’est-à-dire au vieillissement de ce dernier et les fûts utilisés.

 

Afin de définir le goût en bouche d’un whisky, il faut distinguer trois « phases » tout comme lors d’une dégustation de vin ; l’attaque en bouche, le milieu de bouche et le finale. Il faut apprécier au mieux l’attaque et définir quel est l’équilibre de vote malt. Quels notes se développent en milieu de bouche et mesurer la longueur du final.

Vous pouvez poursuivre avec ce que l’on appelle le « deuxième nez », qui est souvent différent du premier. C’est à cette étape que l’on détecte les détails que l’on a laissé passer, mais également les défauts cachés du whisky

 

Dans les manuels sur le whisky, plusieurs grandes familles sont décrites ainsi pour nommer les arômes :

  • Les fruités, souvent assimilés aux agrumes, fruits rouges ou fruits exotiques.
  • Les floraux, d’aspect plus botanique et assimilés à l’herbe fraîche, fleurs de bruyères ou fleurs blanches.
  • Les boisés, plus amples et assimilés à la cannelle, au cèdre ou pin, voire même à l’odeur du cigare non brûlé.
  • Les céréaliers, le nom dit tout mais cela s’apparente au côté malté, au goût du maïs ou du seigle, cela dépend surtout de céréales utilisées en distillerie.
  • Vineux, dépendra du fût employé, mais on assimile cette famille aux goûts des vins de xérès, bourgogne ou sherry

Il n’y a pas de secret pour déguster un malt. Essayez différentes choses : variez la température, changez de verre, ajoutez de l’eau ou non, essayez certains cocktails peu élaborez pour ne pas déformer entièrement la base de votre whisky.


Résumons !

  1. Choisissez le bon verre et versez-y une petite quantité.
  2. Remuez légèrement votre whisky en le faisant tourner, le verre se tient par son pied pour ne pas chauffer le malt.
  3. Observez la couleur de votre whisky et les larmes formées sur les parois intérieures après l’avoir fait légèrement tourner.
  4. Humez légèrement et  à petite distance votre verre, vous pouvez répéter cette opération plusieurs en variant la distance pour détecter un maximum d’arômes.
  5. Prenez une petit gorgée que vous laisserez poser sur votre langue puis en-dessous pour en développer les arômes, plus vous la garderez longtemps, plus les arômes se développeront.
  6. Passez au second nez pour détecter les petits détails, défauts ou aspérités du malt.
  7. Vous pouvez, ou non, diluer votre whisky avec un peu d’eau, eau de source de préférence ou eau minéral assez neutre.
  8. Procédez à une seconde dégustation.

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N’hésitez pas à prendre des notes au fil de vos dégustation et entre les étapes pour vous souvenirs et comparer les situations.

Tips: Ajoutez de quoi accompagner votre dégustations, des noix grillées, antipastis et autre mets.

Bonne dégustation !

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